300 ans d’Histoire et de Culture

Le patrimoine de la Manufacture Royale





Fondée au XVIIIe siècle, fleuron de l’histoire de France, la Manufacture Royale de Bains-les-Bains située dans le département des Vosges, est le plus beau site industriel de Lorraine, le plus ancien dans cet état de conservation.
La ferblanterie du Royaume, a vu naître Julie Victoire Daubié, première bachelière de France en 1824, a accueilli Cavour fondateur de l’Unité Italienne en 1839 et le tournage du film Indigènes en 2005.
Les visiteurs s’y rendent nombreux à l’initiative de ses propriétaires François et Martine Cornevaux avec l’Association les Amis de la Manufacture Royale de Bains.
La majorité des bâtiments furent construits entre 1733 et 1737 : le château, la Chapelle, les logements d’ouvriers puis durant la seconde moitié du XVIIIe et en 1779 comme la halle au charbon. En 1764, 600 ouvriers travaillent et logent à la Manufacture Royale.
En 1777 Claude Thomas Falatieu rachète l’usine et ajoute le canal, la fonderie, les ateliers de fabrication, la nouvelle étamerie.
En 1792, Joseph Falatieu donnera un essor important à la Manufacture de fer blanc. Au cours du XIXe siècle, le fer blanc est abandonné au profit des clous à chevaux.

 

La Manufacture Royale de Bains-les-Bains, son parc, ses jardins, sa chapelle s’ouvre au public pour des visites guidées(généralement les 2° et 4° vendredi du mois du 15 mars au 15 novembre), concerts et animations.
Cavour fondateur de l’unité italienne y a séjourné en 1839. Un vitrail à son nom retrace cet événement de l’histoire du site.
La Chapelle accueille conférenciers et concerts.
Les bâtiments industriels dont l’ancienne étamerie (1733) se visitent autour d’une exposition sur le fer blanc.
Le site industriel dans son ensemble : maisons d’ouvriers, maison des contremaîtres (maison d’hôte Julie Victoire) , du mécanicien (gite jardin) , du chasseur, nouvelle étamerie (future halle d’exposition) avec sa façade ordonnancée à cinq travées sur deux niveaux, halle au charbon, centrale de production électrique.
Au centre du village, les écuries et le grand gite nature établis dans les salles de raffinage de l’étain, proposent un hébergement de qualité propice à la détente.Le gite Cottage 4* en rez de jardin et la Maison Cottage en cours de réalisation sont implantées dans l’ancienne Etamerie.
L’ambition des propriétaires est de faire partager les grands moments de l’histoire de la Manufacture, de ses jardins, de son parc aux essences remarquables, dont un hêtre Tortillard classé à l’UNESCO.

L’Association Les Amis de la Manufacture Royale de Bains, coordonne l’ensemble des manifestations culturelles organisées pour la sauvegarde et la restauration, dont la Chapelle, un édifice de 1735, autorisée par l’Evêque de Toul, labélisé Fondation du Patrimoine et organise des manifestions en juin (rendez vous au jardin) , juillet (fête du patrimoine industriel ) et septembre (journées européennes du Patrimoine)  !
La nouvelle étamerie (1836) avec ses fenêtres plein cintre est le bâtiment le plus remarquable . Il doit devenir un espace d’exposition . Le projet de sa réhabilitation peut-être mené à bien d’après les plans du compagnon du devoir Antoine Dersoir pour la réfaction des fenêtres de la façade. François Valdenaire, Président de l’Association coordonne ce chantier . La nouvelle étamerie deviendra un espace exposition avec les machines de la Manufacture dont la Machine à clous restaurée par Guy Chassard.

François Cornevaux, propriétaire passionné qui commente durant 1H30 l’épopée de sa ferblanterie, ses techniques de fabrications, ses implantations des Vosges à la Haute Saône, ses dirigeants successifs  et ses personnages célèbres  : Julie Victoire Daubié, première bachelière de France et Camille de Cavour, fondateur de l’Unité Italienne. Puis ses reconversions, clouterie, puis saboterie avec en témoignage la Machine à clous de Charles Levy restaurée par Guy Chassard, et celle de son voisin François Xavier Bobant à qui l’on devrait l’invention sans qu’il n ‘eut le temps de la faire valider, mais un papier du Baron Falatieu, alors Maire de Bains les Bains atteste cette découverte. Sylvie et Stéphane Berger travaillent à cette reconstitution.



Les nouveaux vitraux, Fondation du patrimoine, réalisés grâce aux donateurs, par la vitrailliste Nathalie Noirjean sont dans la Chapelle. Une suite a été donnée à cette belle action de sauvegarde, sous la conduite de la Fondation du Patrimojne et de l’ABF avec la restauration de la toile du choeur de la Chapelle par Igor Kozak, point de départ de l’Empreinte du Baron.
La Manufacture Royale mettra l’ange en valeur sous toutes ses formes, puisqu’il est le personnage central de la chapelle, consacrée en 1735 par l’Evêque de Toul.
Les peintres et aquarelistes Gisèle Crouzat- Gilles Fleurot – Françoise Labrude Poirier –Paul Dessieux – Vanina ont travaillé sur le thème de l’ange , ainsi que les sculpteurs créateurs Anne Chiny (métal), Philippe Léonard (pierre), Sébastien Chouard (bois) – Emmanuel Perrin (métal), Maylis Chavane (aquarelles)…Nathalie Noirjean , Igor Kozak, ont façonné, grâce aux donateurs,  la nouvelle image de la Chapelle .

Colette Escadafal, qui signe Entrechocs ou l’harmonie des contrastes , pour Arcelor Mittal , Caroline DUHOUX, allias Miss Dark Colors,  Gisèle Crouzat et Lionel Barthels, ont façonné l’image de l’Empreinte du Baron, autour d’eux, peintres et sculpteurs, Françoise.Labrude Poirier, l’artiste de Haute Saône, peint les grands formats et les transpose sur tous supports. Elle peint l’eau, la nature, las arbres bleus.  Vanina K., a résidé à la Manufacture, son atelier cabinet des curiosités, avec son renard empaillé comme emblème, elle possède un solide coup de pinceau, avec ses valeurs de noir et de bleu nuit, elle créée une atmosphère que nous allons retrouver pour le tourisme à vélo . Paul Dessieux, fut la référence balnéenne, ses œuvres colorées sont autant de messages très joyeux. Marie Charroyer propose un « PhotoDécalagePoétique » . Marie Agnès Jung, Philippe Léonard, Emmanuel Perrin, Anne Chiny et Marianne Bert, sculptent le bois, la pierre le bronze, le métal. Certaines œuvres viendront de très loin pour l’Empreinte du Baron . 

Les auteurs avec leurs ouvrages :

Bruno Chavane « les forgerons de l’inoxydable »,

Gilles Laporte «  Julie Victoire, le roman de Julie Victoire Daubié, première bachelière de France »

Damien Parmentier « les Abbayes des Vosges »

Sylvain Blondin…livres industriels, Colette Escadafal, qui signe Entrechocs…

Ces ouvrages sont disponibles à la Manufacture ainsi que le CD « l’empreinte du Baron » .